Appel à la grève les 10, 11 et 12 février – Communiqué de l’intersyndicale

Le 21 janvier 2026, Yves Guillemot annonce la fin du télétravail, la fermeture de plusieurs studios, l’annulation de plusieurs projets et un nouveau plan « d’économie » de 200 millions. Nous l’apprenons en même temps que la presse – alors qu’aucun de ces changements n’étaient abordés lors des consultations obligatoires des CSE quelques jours plus tôt ! 

Le 26 janvier 2026, la direction annonce la mise en place d’un plan de départ volontaire qui va impacter 200 personnes au siège. 

Ces décisions nous forcent à agir pour protéger celles et ceux qui font vivre cette entreprise.

Depuis la création d’Ubisoft en 1986, il semble évident qu’aujourd’hui la direction a perdu de vue le moteur même de notre industrie : ses travailleuses et travailleurs.

Pas de dialogue, pas de considération. D’un revers de la main la direction balaie : 

  • les conquis sociaux, comme le télétravail qui a permis à l’entreprise de briller pendant les confinements. La direction ne semble pas faire deuil de l’ère pré-covid.
  • la créativité de centaines de salarié·es en annulant plusieurs jeux (sans préciser lesquels !),
  • l’avenir des studios promis à la fermeture (Toujours sans aucune précision !),
  • la carrière des collègues dont il est question de se séparer,
  • le dialogue social déjà malmené depuis plusieurs années,

La transformation annoncée prétend placer les jeux au cœur de sa stratégie, mais sans nous ces jeux ne peuvent exister. 

  • On nous promet l’autonomie des Creative Houses mais quid de celle des salarié·es ? 5 jours de présentiel obligatoire: nous sommes traités comme des enfants à surveiller, pendant que notre direction se permet mensonges et entorses à la loi.
  • Nous avons négocié pendant plus d’un an sur le télétravail, dans des conditions parfois difficiles. 
  • Un accord est en vigueur depuis septembre dans certains studios. Piétiné
  • Nos collègues dans les entités sans accord ? Àla merci de décisions arbitraires. 
  • On nous parle de responsabilités, mais celles et ceux qui brandissent ce mot si facilement n’assument aucune conséquence de leur gestion catastrophique, avec pour dernier résultat la suppression de 200 postes au siège.

Nous ne sommes pas dupes : plutôt que d’assumer financièrement des licenciements, on préfère nous pousser vers la sortie en rendant nos conditions de travail insupportables. C’est indigne.

Nos collègues enchaînent, encaissent, endurent, par solidarité, par amour de l’industrie et par passion.

Mais trop c’est trop !

C’est parce que nous aimons Ubisoft, que cette situation nous révolte !

Les organisations syndicales d’Ubisoft appellent à une grève massive et internationale de tous·tes les employé·es d’Ubisoft les 10, 11 et 12 février 2026 !

STOP

  • à l’obsession anti-télétravail !
  • aux plans « d’économie » uniquement sur le dos des salarié·es !
  • aux décisions jupitériennes !
  • au contrôle coercitif de nos conditions de travail !

OUI

  • à l’acceptation de leurs responsabilités par nos dirigeant·es !
  • au devoir de sincérité de la direction face à ses manquements !

Il est temps pour notre direction de comprendre qu’elle ne fait pas ce qu’elle veut, que ce soit avec les bénéfices de l’argent public ou le travail de centaines de personnes !

Sans nous, Ubisoft n’aurait  jamais conquis et transformé le jeu vidéo tel qu’il l’a fait.

Nous sommes l’histoire, NOUS SOMMES UBISOFT